Le lendemain, levé 8h30 (on est samedi, c’est un supplice de se lever a cette heure ci !), je me lance dans la journée « répare les conneries que t’as faite ». J’entame donc ça par la terrible observation que sans vélo, je vais mettre 30 bonnes minutes à rejoindre l’arrêt de bus. Haha. Ensuite, je check sur internet la location de ce merveilleux magasin qui vend des vieux vélos, et je trouve de vagues indications. Re-haha. De toute façon si je veux attraper le bus qui pourrait potentiellement m’emmener la ou je devrais pouvoir rejoindre le magasin de vélo, faut que j’y aille maintenant, n’oublions pas que j’ai 30 minutes de marche sous un grand et brillant soleil. Re-re-haha.
J’attrape le bus de justesse, et j’ai encore pris 2 tons dans mon bronzage, restons positifs. Je demande gentillement au chauffeur s’il peut me prévenir a l’arrêt le plus proche de la route truc à partir de laquelle je peux trouver le magasin. Il me regarde l’œil vide et me dit « Okay, I hope I won’t forget… ». Ben c’est super ! Du coup, je me méfie, et je reste scotchée a mon plan, traçant le chemin du bus et évaluant le moment ou je serais le plus proche du magasin que je localise à la louche. Et puis, je stop le bus, je sens que je suis pas loin.
Je descends, le bus s’en va, et je réalise que s’il y a un milieu de nulle part, c’est la. Je suis en face d’une route géante a 6 voix (ca se traverse ???), derrière moi il y a LE magasins des bricoleurs de Darwin qui s’étend sur 200 000m2, et de l’autre côté de la route, un centre industriel avec des magasins qui ont l’air vide et abandonnés. Quand a l’arrêt de bus, il est entouré d’herbe, aucun chemin pour y arriver ou en partir, pas de trottoir, rien. C’est super, je suis pas perdue au moins !
Je suis dépitée, seule sur mon arrêt de bus en plein soleil, sans aucune direction indiquée pour avoir une idée de ou je suis. Du coup, j’appelle A. Ouf, elle sait ou c’est ! Moins ouf, il faut traverser la méga route. Bon, je risque ma vie, mais je finis par traverser. Il y a ensuite encore 10 minutes de marches sous 35 degrés avant d’arriver a Cash Convertor. Ce magasin ressemble a une poubelle géante, c’est vraiment génial. Le concept est simple, ils achètent tout, et le revende plus cher qu’ils l’ont acheté. Quand je dit tout, c’est tout. Du barbecue au vélo en passant par la canne à pèche, les DVD les télés et les appareils photo numériques. Et rangé un peu n’importe comment.
Je me précipite vers le coin vélo, ou je trouve deux ou trois biclous potentiellement utilisable, avec des pneus non lisses et des freins qui fonctionnent. Je fais mon choix pour un vélo à 75$, dont le cadre n’est pas entièrement recouvert de rouille, et qui ne tombe pas en ruine, sauf que les roues sont a plat. Je vais voir un vendeur, et je lui explique que c’est celui la qui m’intéresse, mais que je veux repartir en roulant avec, et que du coup ce serai top s’il pouvait me le regonfler. Je dois préciser qu’étant donné que j’avais pas eu le temps de faire de machine de la semaine, je portais une petite robe absolument aps appropriée qui me donnait l’air vraiment perdue. Du coup, le mec m’a prise en pitié, et m’a dit qu’il allait voir s’il pouvait me gonfler les roues. Il y met du cœur, le pauvre, mais sa pompe est cassée, rien n’y fait. Du coup, il me dit qu’il y a une station service a deux pas ( 2km) qui pourra me faire le tout, et il me check vite fait le reste du vélo.
Je le paye, et du coup je demande s’ils vendent pas des cadenas. Ben non, bien sur, mais y’en a à Bunnings, le magasin géant a côté de l’arrêt de bus. Super ! Je lui laisse mon vélo, et je suis repartie pour une petite ballade au bord de la route ! 20 minutes plus tard, j’arrive a Bunnings, qui ne vend que des cadenas à 10 $ aussi surs que si on utilisait un fil de pêche. Je m’enquiers chez une vendeuse “do you have REAL lock, like motorcycle one, which cannot be cut ?” . Elle m’emmène direct au rayon des cadenas pour poupée que je viens de quitter. Très bien. Ca doit pas vouloir dire la même chose « cadenas qu’on peut pas couper avec une pince » en France et en Australie. Du coup, je ressort avec un cadenas merdique à 10$, c’est toujours mieux que rien…
20 minutes re-plus tard, je suis de nouveau a Cash Convertor, fraiche comme une rose. J’attrape mon vélo, A. m’a rejoint et on va a la station service ou un mec très cool me regonfle les pneus comme il faut, et me graisse la chaine. Ouf ! Une chose de faite ! Et un porte monnaie allégé, un !
On roule jusqu'à chez A., en passant devant la mer, c’est toujours aussi beau. On grignote un petit bout, et on va rejoindre F., qu’on doit aider pour son déménagement. On reprend le bus, (je suis toujours en robe, très pratique pour un déménagement), et on arrive la bas vers 3h. C’est au deuxième, joie ! Après une trentaine d’aller retours en transportant plantes et autres trucs, on a tout bougé, et C qui nous a rejoint nous invite a manger un Barbec’ chez elle avec son mec. Chouette, on meurt tous de faim !
On passe à Woolworth ou on achète de la viande des patates douces des tomates et des aubergines à griller sur le feu, et on débarque chez C. Son mec adorable nous fait un repas d’enfer, je me régale avec le Kangourou, les steaks et les légumes grillés, c’est juste délicieux ! Mis a part qu’il semble vraiment que je parle comme une américaine pur souche (mais comment est-ce possible ???), tout se passe bien, on rigole comme des malades, je raconte mes aventures de vélo et de MSN°1 un peu taré, on compare l’étrange culture australienne a la notre, et on passe les ¾ du temps à se tordre de rire ! (C m'a prêté son animal de compagnie : une tree frog qui vit dans sa salle de bain, mignone hein!)







